Machu Picchu, 12 – 13 juillet 2017


Après neuf jours de marche, nous atteignons le Machu Picchu.

 

12 juillet : De Playa à Aguas Caliente

Aujourd’hui est une journée sans difficiculté, avec le Machu Picchu en ligne de mire pendant 22 kilomètres. Vers 10h, nous attaquons le chemin inca qui monte vers les ruines Llactapacta.

 

Cinquante minutes après notre départ, une petite terrasse avec deux transats en plein soleil nous invite déjà au repos. Encore une belle rencontre : tellement heureux que nous appréciions son jus d’orange fraichement pressé, l’homme nous en offre un second verre !

 

Suit une journée assez inintéressante, à travers des campings et maisons d’hôtes délabrées semi-désertes. Peu après les ruines, un point de vue impressionnant sur la vallée nous permet de deviner le Machu Picchu…

 

Nous déjeunons sur une grande pelouse devant l’immense hôtel Llactapata Lodge, vide…

Début de la descente vers Hydroelectrica

 

En bas de la descente, un petit homme prélève la taxe de passage pour l’utilisation du pont… Benjamin ne parvenant pas à convaincre Charlotte de passer par le gué, nous nous acquittons de l’impôt…

 

Alors que nous approchons de la voie ferrée, nous profitons des derniers instants de calme. Soudainement, à l’angle d’un virage, nous débouchons sur une nuée de collectivos, qui semble pourtant trop maigre pour absorber le flux ininterrompu de touristes.

 

Nous donnons notre nom au garde, qui nous félicite pour notre randonnée.

À la station de train Hydroelectrica, Benjamin discute avec un couple d’anglais bien appairé qui lui explique l’origine de cette agitation : le train est en grève et la marche est donc obligatoire pour se rendre à et revenir de Aguas Calientes.

Ces dix kilomètres sont les plus ingrats de toutes la randonnée. Il faut prendre garde de ne pas se tordre les chevilles tout en naviguant entre les jackys en tout genre. Le chemin est bordé de snacks qui ont l’air abominable.

 

Les quelques campings ne nous inspire pas et nous continuons donc vers l’infâme Aguas Calientes. Nous négocions un peu trop durement une chambre dans un hôtel, et pour se venger le réceptionniste refuse de nous donner des serviettes de bain. Benjamin combat une demi-heure durant cette mesquinerie incroyable, mais doit finalement s’avouer vaincu. C’était surtout pour le sport, car nous avons évidemment nos propres serviettes…

Le décor est en tout cas planté. Nous sortons accomplir les formalités, c’est à dire acheter nos billets pour le Machu Picchu et manger. Fatigués, nous prenons un menu turistico dans un restaurant tout pourri. Chance, nous ne nous faisons pas arnaquer. Nous ne nous poussons pas notre chance plus longtemps, en allant nous coucher rapidement. Demain nous nous levons tôt, très tôt, pour faire la course avec les bus dans l’ascension vers le Machu Picchu.

 


13 juillet : Visite du Machu Picchu

Levé à 4h du matin, nous laissons nos sacs dans la chambre car nous comptons bien être revenu avant le checkout, c’est à dire précisément à l’heure où le site devient invivable.

Vers 4h20, nous prenons place dans la file. Nous ne sommes pas en pôle position et la course avec les cars s’annonce difficile. Pour avoir une chance d’arriver avant la première fournée de touristes, il faut monter au pas de course, ce qui suppose une bonne forme physique, mais aussi de ne pas être ralenti devant.

Nous passons le checkpoint du pont à 5h20, et au terme d’une grimpette effrénée, atteignons les portes du site quelques minutes après 6h.

 

Charlotte, encore étonnée par son ascension fulgurante, réussit une deuxième performance : déposer ses bâtons à la consigne en moins de deux minutes.

Nous nous faufilons dans la queue pour enfin accéder au premier point de vue.

 

Le site est magnifique et s’apprécie tranquillement pendant les trois heures qui suivent. Nous allons admirer le lever de soleil sur les ruines d’Intipata, à l’arrivée de l’Inca trail. Benjamin y rencontre un américain très sympa.

 

Nous parcourons le site sans être dérangé jusqu’à 10h du matin, heure où l’affluence de visiteurs augmente sensiblement. C’est pour nous le signal du retour.

En descendant la cerro, nous croisons un couple de français tourdumondiste venu en voiture ! Il nous raconte les bons (les rencontres) et les mauvais (effractions) aspects de ce mode de transport.

Malgré nos mauvais rapports avec la réception, nous laissons nos sacs à l’hôtel le temps d’aller déjeuner : au marché central, où nous retrouvons des prix normaux. C’est là que vont manger les travailleurs de l’industrie du tourisme, et les touristes même y sont épargnés. Benjamin prend deux repas différents à deux comptoirs.

Puis nous allons manger un dessert à la Boulangerie de Paris, tenue par un sympathique Français qui offre une part de gâteau au chocolat à Charlotte !! Les pâtisseries n’ont vraiment rien de mémorable, c’est bien le contact avec le patron qui vaut de l’or.

 

Nous trainons encore un peu avant de nous remettre en marche, avec très peu d’entrain, en direction de Hydroelectrica. Dès les premières boutiques, nous nous faisons alpaguer par des rabatteurs de collectivo. La négociation suit très tranquillement son cour, le prix baissant continuellement, jusqu’au moment où nous arrivons à hauteur du taxi de notre homme. Moment de vérité. Il écrit 45 sur le pare-brise. Cela nous parait correct, mais pour le sport Benjamin se fixe comme objectif 40 S/, soit 20 S/ par personne.

Sauf que notre homme entendait obtenir 45 S/ par personne !! Nous éclatons de rire et continuons notre route. Il nous poursuit tout en se montrant intraitable. C’est finalement un de ses collègues qui nous ramassera sur la route un peu plus loin pour compléter son véhicule, au prix demandé.

La route est longue, et passe à travers de nombreux pueblos. Vers minuit, nous récupérons les clés d’une chambre triple, la seule restante dans notre auberge favori de Cuzco.

 

La route est longue...

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