Kunming dans le Yunnan, 25 – 26 octobre 2016


Direction le sud de la Chine, dans la province du Yunnan, louée pour ses paysages magnifiques. La ville de Kunming en est le point d’entrée naturel.

 

Après une longue étude des moyens de transport assistés de nos hôtes, nous avons décidés de continuer le voyage en train pour rejoindre directement le Yunnan, la province à l’extrême sud-ouest de la Chine. L’avion peut être avantageux si réservé bien à l’avance, mais dans un délai si court, il demande un montage compliqué (en passant par Tianjin) pour obtenir un prix raisonnable.

Nous décidons de ne pas passer par Shanghai. Notre temps est compté, et cela fait déjà une semaine que nous avons rejoint Pékin. Nous avons aussi hâte de voir une Chine plus rurale.

Jing nous a réservé nos billets en ligne mais il faut encore que nous les retirions à la gare. Après un essai infructueux à un automate, nous nous résignons à faire la queue comme tout le monde. Charlotte s’est mise dans celle “English speaking” sans trop y croire. Et pourtant ! L’employé est d’une efficacité redoutable, il parle anglais, tape nos numéros de passeport sans regarder son clavier et en moins de deux minutes nous voilà avec nos billets en poche ! Rien à voir avec la lenteur russe ou l’incompétence mongole !

Après les contrôles de sécurité d’usage (en Chine, le moindre sac est systématiquement scanné à l’entrée des lieux publics), nous nous achetons de la junk food à grignoter pour notre premier repas dans le train.

Nous découvrons les hard sleepers chinois (l’équivalent de la platskart russe) : trois lits de chaque côté, pour un total de six lits par compartiment. Dans le couloir, des petits strapontins permettent de s’asseoir durant la journée (c’est un peu la chaise musicale avec ses voisins). Nos lits sont tout en haut, avec moins de place pour se redresser mais une certaine tranquillité.

Passé une certaine anxiété quand une grand-mère de notre compartiment se répand en insultes et pleurs, le voyage de 34h se passe sans encombres. Le wagon est étonnamment calme (bien plus que les trains russes), et nous en profitons pour rattraper quelques heures de sommeil. Il n’y a pas de wagon restaurant, mais régulièrement des hôtesses passent en proposant diverses nourritures (fruits, plats cuisinés…).

Nous arrivons à 23h le lendemain soir dans la ville de Kunming. Comme d’habitude nous sommes rapidement assaillis par des taxis. Nous montrons l’adresse de notre hostel pour la nuit mais personne ne veut nous y emmener, c’est trop proche ! C’est plutôt une bonne nouvelle pour nous qui avions oublié de télécharger la carte de la ville. Seul souci, on nous indique un ensemble de bâtiments faisant chacun plus de 25 étages ! Nous n’avons évidemment aucune idée ni du bâtiment, ni de l’étage… Finalement un jeune couple prêt à sortir en boîte nous prend sous son aile et nous escorte jusqu’à la bonne porte. La chambre est minuscule et la salle de bain dans un état lamentable. Ça fera l’affaire pour la nuit.

 

Vue de Kunming depuis le 25ème étage d'un immeuble de Yonping road

Vue de Kunming depuis le 25ème étage d’un immeuble de Yonping road

 

Au matin nous rejoignons le centre et notre nouvel hôtel (en pleine zone de travaux du métro).

 

Il faut littéralement traverser le chantier pour y arriver mais la chambre est immense et nous avons une salle de bain décente.

 

Nous découvrons la ville et ses différents quartiers dans l’après-midi. Rues piétonnes avec centres commerciaux, puis marché aux fleurs. Tout est prétexte pour que Benjamin mange.

 

La ville est vraiment très agréable à traverser et nous rejoignons progressivement son jardin central : Green Lake Park. C’est un véritable lieu de vie, parmi les bambous, les temples et les points d’eau, les habitants viennent se promener, danser, et jouer.

 

Nous ressortons par l’ouest du parc, croisons un couple de jeunes mariés en séance photo,

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Charlotte achète un pinceau de calligraphie

 

Nous remontons jusqu’à Yuan Xi Lu (Yuan Street West). Benjamin est hypnotisé : il y a de la nourriture partout et tout semble très alléchant. Il est encore un peu tôt pour manger, nous achetons donc simplement une brioche pour notre petit déjeuner.

 

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Ayant beaucoup apprécié le yaourt glacé à Pékin (qui avait un vrai goût de yaourt de vache), nous en avons cherché depuis notre départ, sans succès. Au bout de la rue Wenlin, nous tombons sur des Frozen yogurt, en anglais dans le texte ! La boutique est tenue par Mensa, un New-Yorkais ayant quitté sa vie de salarié pour monter un business en Chine. Pourquoi la Chine ? Parce qu’il avait commencé à apprendre le chinois un peu par hasard. Il a choisi Kunming, la ville du printemps éternel, compatible avec le Frozen yogurt toute l’année. Nous discutons longuement sur l’importance de saisir des opportunités dans la vie, l’aliénation du salariat, etc. Pour traiter l’overdose de nourriture chinoise de Charlotte, il nous conseille un petit restaurant qui prépare de bonnes pizzas végétariennes.

 

Les pizzas sont en effet une bonne surprise et nous rentrons heureux de cette journée paisible.

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Demain nous allons à Jianshui, une étape avant de rejoindre les terrasses de riz de Yuanyang.

 

 

La route est longue...


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3 commentaires sur “Kunming dans le Yunnan, 25 – 26 octobre 2016

  • Dom Riché

    Juste un petit coucou pour vous dire que je suis régulièrement vos aventures avec beaucoup de plaisir. Merci de nous faire voyager grâce à votre super site… et puis c’est sympa de faire la connaissance de Benjamin dont j’entendais beaucoup parler!
    Merci aussi pour le 1er colis dont j’ai pu tester avec… “intérêt”, la gomme au “goût de clou de girofle”. J’ai entendu parler du nouvel arrivage et attends la réunion de demain pour en admirer le contenu.
    Bonne continuation.
    Bises
    Dominique

  • Le groupe des ados

    Bonjour Charlotte, Quentin demande si tu peux nous payer un billet pour venir te voir.
    Nous sommes étonnés par la saleté dans Pékin. Delphine nous a montré une photo de bidonville pékinois, c’est moche et triste, c’est un peu la honte.
    On voudrait savoir quels sont les animaux utilisés pour faire des osselets?
    Delphine aimerait bien que tu continues à photographier l’intérieur et l’extérieur des maisons dans les pays où tu vas, comme ça on peut comparer. Les photos des différentes types de paysages et les transports l’intéressent aussi.
    Merci pour ton colis, c’est très gentil, on a hâte de recevoir le prochain.
    Est-ce que tu as une adresse dans le monde où on pourra t’envoyer quelque chose? Bisous

    • durocketukarrots Auteur de l’article

      Bonjour les ados !
      Comment allez vous ?
      Pour répondre à Quentin, je ne peux malheureusement pas vous payer un billet d’avion pour venir nous voir ! Les pays que nous traversons sont en plus très mal adaptés pour les personnes handicapées !
      Dans presque tous les pays nous avons vu des bidonvilles et c’est vrai que lorsque le pays est riche par ailleurs c’est un peu la honte de laisser des gens vivre si pauvrement. On se rend compte qu’on a beaucoup de chance en France !
      Pour les osselets les mongoles utilisent les os de patte de chèvre il me semble.
      Pour les photos des habitations j’essaye de continuer. En Chine nous sommes rentrés dans une maison champignon (vous pouvez voir les photos sur l’article terrasses de riz). Mais n’oubliez pas que ce n’est pas représentatif de toute la Chine, qui est un pays extrêmement développé par ailleurs! Je vais faire mon possible pour les photos de paysages et transports pour Delphine. Il parait qu’elle vous prépare de beaux documents! La chance!
      Je n’ai pas eu le temps d’envoyer le colis de Chine donc vous en recevrez un groupé avec le Népal. Vous pourrez peut-être m’envoyer quelque chose à Singapour chez un ami mais il faut que je lui demande son adresse exacte.
      Bises à tous,
      Charlotte