Bodhgaya, 21 – 22 décembre 2016


Après avoir fui une « ville sainte » hindou, nous trouvons refuge dans un des quatre lieux sacrés du bouddhisme.

 

Nous quittons notre guesthouse à 4h45 pour nous enfoncer dans les ruelles menant à Dasaswamedh Road, où stationnent les rickshaws pour la gare. Nous marchons d’un bon pas car nous ne sommes pas vraiment en avance et il va encore falloir négocier la course. Benjamin est alpagué par un chauffeur, qui commence à marcher avec nous. La négociation se révèle facile car plus nous nous rapprochons de ses concurrents, plus il a intérêt à accepter notre prix…

Nous arrivons à la gare et, une fois n’est pas coutume, attendons peu notre train. À l’intérieur nous ne disposons que d’une seule véritable place. Pour ce trajet nous n’avons pu obtenir qu’un seul billet confirmé, l’autre est sur waiting list… Charlotte s’allonge donc sur la couchette avec les deux sacs, pendant que Benjamin essaye de squatter le compartiment d’à côté. Malheureusement pour nous le train est plein à craquer et nous devons partager la même couchette déjà bien envahie par nos deux sacs. Nous essayons tant bien que mal de prolonger notre nuit de sommeil mais c’est difficile.

À la sortie du train nous nous regroupons avec Ania, une russe férue de Yoga et de méditation pour partager un rickshaw jusqu’à Bodhgaya. La négociation est trop facile car il y a beaucoup trop de chauffeurs pour le nombre de voyageurs ! 150 Rps pour les 17 kilomètres qui séparent Gaya de Bodhgaya.

Nous n’avons rien réservé pour la nuit mais Ania connaît une guesthouse très propre à bas prix. Nous allons voir mais ne sommes pas convaincus, ni par le prix ni par la propreté. Heureusement Charlotte avait fait un peu de repérage et nous nous dirigeons vers une partie de la ville un peu plus excentrée mais beaucoup plus calme.

L’hôtel est au-delà de nos espérance. Les chambres sont rutilantes, le personnel agréable et il y a une terrasse sur le toit tout aménagée !

Vue depuis le toit du Kundan Bazar

 

Nous ressortons manger dans un petit café proposant des desserts à tomber par terre. Par hasard, nos amis tourdumondistes italiens  Julia et Stephano, à la recherche d’un espresso, entrent au même endroit accompagnés d’Enora, la sœur de Julia !  L’après-midi défile au rythme de nos expériences partagées.

Vers 16h, nous nous décidons enfin à aller voir le temple de la Mahabodhi. Un important attroupement entoure un vieil homme à la sortie du temple.  Il s’agit du panchen-lama, le deuxième chef spirituel le plus important après le dalaï-lama. Aujourd’hui était le dernier jour de la préparation du rituel du Kalachakra, un événement bouddhiste d’importance, qui aura lieu en janvier 2017, et présidé par le dalaï-lama en personne. Stefano est très frustré d’avoir laissé son goût immodéré pour un bon espresso lui faire manquer cette journée…

Après son départ, des centaines et des centaines de personnes quittent le site.

 

Un dignitaire bouddhiste scandinave entouré de deux gardes du corps tente aussi de trouver la sortie. Des dizaines de fervents disciples, dont beaucoup d’occidentaux, se pressent autour de lui pour obtenir une bénédiction. Benjamin, perplexe devant cette liesse, se dit que son index de spiritualité est décidément très bas.

Le site du temple a beau être immense, il est difficile d’imaginer comment des milliers de personnes peuvent  s’y caser des jours durant. Nous parlons à un moine qui passe ses journées dans l’enceinte du temple à étudier. Nos amis italiens hésitent à revenir demain matin pour une sorte de cérémonie de clôture. Nous ne sommes pas spécialement motivés…

 

Le soir, nous avons droit à une petit séance photos avec des enfants au pied de notre guesthouse.

 

Nous faisons notre première lessive depuis Bombay et profitons du room service de notre guesthouse : repas indien dans notre chambre.

 


Nous nous sommes donnés rendez-vous pour un déjeuner le lendemain dans la zone réfugiée tibétaine. Sur le chemin, plusieurs photos nous mettent en retard.

 

Notre petit groupe finalement réuni se met en route. Beaucoup de tibétains ont émigré à Bodhgaya, et un véritable quartier tibétain avec un Tibetan refugee market s’est établi au sud de la ville. On y trouve de nombreux restaurants proposant des spécialités tibétaines. Charlotte fait un mauvais choix avec des chowmein très grasses, mais Benjamin commande des thenk-thuk au buffle, une soupe de pâtes qui nous rappelle la Chine.

Le Tibetan refugee market

 

Nous errons un peu dans la ville, entrons dans un complexe en construction (ou abandonné, difficile de savoir…).

 

En entrant dans un musée, nous tombons sur le début d’une performance artistique. Un homme s’emberlificote d’un ruban orange, avec l’aide de l’assistance, et bondit ensuite le long d’un parcours erratique. Malheureusement il est déjà 15h et nous n’avons pas le temps de rester entendre le baratin justificatif de « l’œuvre ».

 

Nous allons voir le temple thaïlandais, puis la statue du grand bouddha qui est impressionnante de loin mais pas très fine de près.

 

De tous, c’est le temple tibétain qui nous impressionne le plus. Nous y entrons alors que les moines sont en pleine prière en musique, dans un vacarme de percussions et cymbales assourdissant.

 

Nos amis italiens prennent un train ce soir pour Varanasi, il est temps pour eux de repartir. Nous nous disons au revoir, ils comptent rester en Inde un petit bout de temps. Sur le chemin du retour, nous observons avec effarement les travaux d’asphalte effectués par des gamins en claquettes.

 

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