Sur le lac Inle – 8 et 9 janvier 2017


Fatigués par notre trek, nous lâchons prise aujourd’hui et découvrons le lac en mode touriste, les fesses dans une barque. Beauté authentique des paysages et mise en scène touristique se conjuguent pour le plaisir des yeux.

 

Nous avons réservé un bateau pour toute la journée afin de parcourir le lac sans effort. Notre batelier vient nous chercher à 8h à l’hôtel, et nous nous mettons en marche. L’air est encore frais sur le lac, et nous sommes bien contents de trouver des couvertures sur la pirogue pour nous tenir chaud.

Le moteur crachote une sacrée quantité de fumée noire avant de démarrer pour de bon. Les pêcheurs sont déjà à l’œuvre sur le lac. Ceux qui utilisent la nasse traditionnelle sont des figurants pour touristes (agrémentant les somptueux paysages). Pourtant le premier que nous voyons ne s’intéresse pas beaucoup à nous. Il n’a pas non plus l’habit traditionnel, mais arbore un blouson improbable. Bizarre. Nous apercevons aussi de vrais pêcheurs, utilisant un simple filet et frappant l’eau avec leur rame.

 

Nous filons vers notre premier arrêt, un atelier de fabrication de bijoux en argent. L’argent est extrait à partir de pierres composites à l’aide de différentes réactions chimiques permettant de séparer les métaux en différentes phases. Il est ensuite fondu et coulé en petits blocs. Les blocs sont étirés en fils de plus en plus fins grâce à une plaque trouée à différents diamètres.

 

Nous ne sortirons pas des clous touristiques aujourd’hui mais ce n’est pas oppressant car les birmans ont une excellente stratégie pour promouvoir leur artisanat : ils ne poussent absolument pas à l’achat. Le magasin regorge de bijoux oscillant entre kitsch et bon goût et Charlotte finit par se trouver une petite bague toute simple. Premier cadeau de ce tour du monde.

 

Nous retrouvons notre batelier qui nous emmène jusqu’au marché d’Indein. Nous déambulons dans cet espace avec beaucoup de locaux venus acheter des produits cultivés dans les montagnes alentours. Nous sommes rapidement attirés par un petit stand de nouilles fraiches au tofu. Arrêt casse-croute pour un petit-déjeuner tardif.

 

Nous nous éloignons ensuite de la foule pour aller voir quelques stupas et un monastère en haut de la colline.

 

Notre batelier nous indique que nous avons raté les pagodes du village et nous dépose au bon endroit. Une birmane essaie de nous la faire à l’envers en tentant de nous vendre le ticket pour l’entrée aux pagodes, puis pour l’appareil photo. Charlotte brandit fièrement notre ticket d’accès à la zone, la femme nous confirme ce que Benjamin pressentait, à savoir que ce ticket ne sert à rien. Nous finissons par l’ignorer et continuons notre chemin.

Comme nos photos ne le montrent pas, le site contient des dizaines de pagodes en ruine très serrées.

 

Le prochain arrêt permet d’admirer quelques spécimens de femmes au long cou. Spécimens, car on se sent effectivement au zoo. Les jeunes filles assises sur des chaises sont souriantes et attendent patiemment les touristes chinois pour les séances photos. Quant aux femmes girafes âgées, elles tissent sans se préoccuper de leur entourage.

 

Dernier attrape-touriste avant le déjeuner, la fabrique d’ombrelles, très jolies. Un homme tourne toutes sortes d’objets, pas seulement des manches à ombrelles.

 

Notre batelier nous arrête dans un restaurant au milieu du lac, où de manière surprenante, la nourriture est bonne et le prix contenu. Nous repartons ensuite en direction de la pagode Hpaung Daw U. On peut y voir des images de bouddha complètement difformes à force d’être recouvertes de feuilles d’or.

Le site n’est pas inoubliable, mais nous faisons un de nos portraits préférés depuis le début du voyage.

 

Notre bateau remonte ensuite le lac à travers des village et des jardins flottants. Cela fait longtemps que nous n’avons pas été arrêtés à une fabrique de quelque chose, ce moment nous rappelle qu’une vie banale a cours sur le lac. Il y a une poste.

 

Intermède de courte durée car nous finissons par nous arrêter dans une tisserie de fibre de lotus et de soie. Une femme nous montre la plasticité impressionnante des fibres des tiges de lotus, Puis nous passons dans l’atelier confectionnant les tissus aux motifs et à la composition variés. C’est la pause café.

 

Dernière étape, le jumping cat monastory (Nga Phe Kyaung). Il y a des chats, mais ils ne sautent pas : comme tous les chats de ce monde, ils paressent.

 

Notre batelier prend son temps sur le chemin du retour, il a décidé de nous faire profiter du coucher de soleil sur le lac. Quelques vrais pêcheurs travaillent encore, et un faux pêcheur particulièrement démonstratif clôture le ballet photographique de cette belle journée.

 

 

La route est longue...

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