Bagan, 1 – 3 janvier 2017


Un voyage très très slow jusqu’à Bagan. Des pagodes, beaucoup de pagodes.

 

Nouveau réveil, un peu difficile à 4h30. Un taxi nous attend à 4h45 pour nous emmener au port.

Le portier nous dit au revoir

 

Notre slow boat est déjà à quai, nous montons donc au premier étage et tentons de nous aménager un petit coin à même le sol pour prolonger notre nuit. Pas facile car les meilleurs spots sont déjà occupés.

 

Benjamin arrive à se rendormir malgré le ronflement des moteurs qui démarrent. C’est parti pour 160 kilomètres de traversée en dix-sept heures afin de rallier Bagan, notre bateau porte bien son nom !

Le soleil se lève doucement sur les rives et avec lui les premières birmanes qui ne manquent pas de commencer leur journée par le rituel de beauté à base de Thanaka. Les couvertures se plient avec les premiers rayons de soleil. Et peu à peu la vie reprend sur la rivière et ses rives.

 

Il n’y a rien d’autre à faire que de contempler les paysages qui défilent. Chaque arrêt est une petite histoire qui prend forme. Les hommes déchargent des kilos et des kilos de provisions en tout genre, tandis que les femmes montent à bord pour vendre leurs produits. Tout est fait pour alpaguer le client : y compris lui lancer les samoussas depuis la rive pour être sûr de vendre quelques pièces.

 

Les horaires n’ont plus d’importance et la journée s’écoule avec la saveur d’un autre temps.

 

Nous arrivons à Bagan vers 21h, et il nous faut encore trouver un hôtel. Nous avons préféré ne pas réserver au cas où notre bateau s’ensable et que nous ne devions passer la nuit à bord.

 

Une petite équipée de taxi nous attend et nous nous regroupons avec un autre couple qui a une réservation dans l’hôtel conseillé par Loïc et Salomé. Il faut encore négocier le prix de la course, puis le taxi nous dépose dans le bureau pour touristes qui vend le ticket pour l’accès la zone de Bagan (20 dollars / pers).

L’hôtel est complet, on nous propose un dortoir où sont déjà installés une demi-douzaine de personnes sur une planche en bois, ça fait rêver… Benjamin part explorer les guesthouses alentours et tombe sur un homme patibulaire qui lui propose une chambre quadruple pour 35 dollars. Négociée à 25 dollars, l’endroit ne nous fait pas rêver non plus mais nous n’avons pas le loisir d’être difficile ce soir.

Et pour une fois, notre première impression est trompeuse : nous passerons trois nuits excellentes dans cet oasis à l’écart du centre touristique, tenue par une famille à la gentillesse confondante.

Après le petit-déjeuner, gargantuesque, c’est thanaka pour Charlotte avant d’enfourcher le eBike déposé à notre attention.

 

Nous faisons un arrêt au marché, puis au musée du thanaka.

 

Et enfin direction l’attraction majeure de Bagan : son nombre incalculable de pagodes. Les monuments les plus imposants sont mélangées avec les pagodes plus mineures. Malheureusement il y a eu un tremblement de terre il y a quelques mois en Birmanie et beaucoup en ont souffert. Certaines parties sont fermées aux touristes pour des raisons de sécurité, et nombreux sont les toits en réparation.

 

Le Thatbyinnyu, plus haut monument du site (65m)

 

Au premier plan, le Gawdawpalin, au deuxième plan, le Golden Palace

 

Temple de la Mahabodhi, réplique de celui de Bodhgaya

 

Dhammayangyi, plus grand temple de Bagan

 

 

La découverte reste assez extraordinaire de part la densité des temples et stûpas. Chacune est différente et a sa petite spécificité, qui la rend intéressante même pour nos yeux de novices.

 

Nous visitons Nat Hlaung Kyaung, le seul temple hindou de la région, une petite piqure de rappel de ce pays que nous avons quitté il y a peu. Fragilisé par le tremblement de terre, il n’est pas ouvert au public. Il est situé juste à coté du Thatbyinnyu, le plus haut temple de Bagan.

 

Nous passons un long moment assis sur une pagode qui lui fait face.

 

En fin de journée, nous passons devant le temple de l’Ananda, presque vide. Charlotte s’essaie à l’offrande d’une feuille d’or à Bouddha. Effet sparadrap.

 

Le soleil se couche sur ce bel édifice. Direction la rue des restos à la recherche du lieu parfait qui nous offrira à la fois un bon repas mais aussi une bonne connexion internet (notre sympathique guesthouse en est dépourvue).

 


Le lendemain nous poussons l’eBike jusqu’aux limites de old Bagan. Sur la route, nos aspirations au luxe sont ravivées par un hôtel avec vue sur l’Irrawaddy, le Bagan Thiripyitsaya Sanctuary Resort, nous allons y faire un tour.

 

Nous repartons pour visiter l’une des nombreuses fabriques de laque du village Myinkaba. À la Golden Cucko Lacquerware, un charmant jeune homme nous explique toutes les étapes de la fabrication. Nous assistons à la découpe puis le montage des objets en bambou. Au broyage des minéraux pour la fabrication des couleurs. Au dépôt de la première couche de laque à la main, ainsi qu’au polissage. Après une quinzaine de cycle laque/séchage/polissage, intervient l’en-gravure et la précision des dessinateurs est époustouflante. Cette dextérité s’accompagne cependant d’une stérilité créative revendiquée. Chaque graveur connait quelques motifs par cœur et les reproduit à l’infini. Tout ce travail demande beaucoup de patience et Il faut entre trois et six mois pour fabriquer une seule pièce !

 

Nous allons ensuite visiter le reste du village et un autre homme nous fait à nouveau faire le tour des différentes professions liées au laquage. Les habitants sont très fiers de nous montrer leur travail qui se transmet de génération en génération.

 

Nous continuons notre périple par l’exploration d’autres pagodes, toujours plus de pagodes…

 

Puis nous nous mettons en route pour celle qui nous accueillera pour admirer le coucher de soleil. Nous avons un peu de mal à la rejoindre car il est difficile de savoir quels chemins sont praticables avec un eBike. Nous arrivons in extremis en haut de la pagode où nous rejoignons un couple d’australiens tout étonnés d’être rejoints : ils avaient escaladé l’édifice au lieu d’aller simplement demander les clefs aux villageois…

 

Spectacle magique, ce coucher de soleil est l’un des plus beau auquel nous ayons assisté ! Les pagodes se colorent avec les derniers rayons du soleil et le paysage prend des allures infernales : le ciel s’enflamme !

Nous redescendons à la nuit tombée pour chercher un endroit où manger. Tentés par le resto français, nous renonçons car les prix sont exorbitants pour la Birmanie, nous reviendrons pour le dessert. Nous nous attablons juste en face, et nous laissons guider par le serveur, qui est de bon conseil. Nous découvrons les pâtes Shan, une spécialité du nord, et goutons d’excellents curry Birmans.

Nous enfourchons notre eBike pour la dernière fois et revenons à la guesthouse.

Demain, un minibus vient nous chercher à 7h pour nous emmener à la gare routière. Nous allons à Kalaw, ville du départ des treks pour le lac Inle.

 

 

La route est longue...

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