Delhi, 28 – 30 novembre 2016


Un début difficile en Inde, puis nous prenons nos marques.

 

28 novembre

Dans l’avion qui nous emporte à Delhi, la chaîne himalayenne défile sur la droite de l’appareil. Nous avions pris soin de réserver nos sièges à gauche. Ne pas lire aveuglément les guides et faire marcher son cerveau à la place.

À l’aéroport, l’appréhension monte : allons-nous obtenir de l’argent ? La démonétisation surprise du gouvernement indien arrive à la pire étape de notre voyage : il est interdit de changer de grosses sommes en monnaie étrangère au Népal (nous n’avons pas tenté le marché noir), et les roupies népalaises sont une devise “fermée” : aucun bureau de change ne les accepte hors du Népal. 

Benjamin a tout de même réussi à obtenir 15 euros avant d’embarquer. Même si l’Inde est réputée bon marché, nous n’irons pas loin avec une telle somme…

Nous prenons place dans les queues impressionnantes devant les distributeurs. Elles sont encadrées par des militaires. Charlotte joue tout de suite la carte de la blondeur vulnérable et après avoir amadoué les gardes, réussit à retirer prioritairement deux fois 2500 roupies avec ses deux Mastercards. Elle réitère à un autre ATM avec les deux cartes de Benjamin. Nous nous retrouvons avec la rondelette somme de 9000 roupies, soit environ 130 euros. Les indiens sont limités à 2500 roupies, soit environ 35 euros par jour. Nous nous en sortons bien, mais il va falloir faire attention et payer le plus possible par carte bancaire.

Un métro ultra-moderne nous emmène en 20 minutes à la gare de New Delhi (60 Rps / personne).

À la sortie du compartiment aseptisé, c’est le bruit et l’odeur qui frappe les sens. Un vacarme de moteur deux temps et de klaxons, et un mélange olfactif d’urine, fèces, encens et épices.

 

Nous traversons la gare pour rejoindre le quartier de Pahar Ganj, où se trouve notre hôtel. Il est presque au calme, et étonnamment propre. Le rouleau de papier toilette, spécificité occidentale, a été déposé à notre attention.

 

Nous ne prenons aucun risque sanitaire en nous dirigeant vers le restaurant d’un des hôtels alentours. Les plats à base de poulet sont un délice, mais les nans une vraie déception. Bien moins bons que ceux du KC’s à Sauhara.

Nous apprendrons plus tard que le nan est juste un pain cher, luxueux, pour touriste ou indien aisé. Les indiens mangent des rotis, sorte de nans du pauvre à la farine complète, deux à trois fois moins chers, et tout aussi bons.

La journée est déjà finie, et nous nous endormons d’un sommeil de plomb.

 


29 novembre

La nuit a été incroyablement calme. Sommes-nous vraiment à Delhi ? La journée est chargée car il nous faut réserver nos billets de train pour Agra puis Jaipur. Tout un programme. D’après l’application Cleartrip, tous les trains sont complets.

Charlotte a vu qu’il y avait un bureau de réservation réservé aux touristes à la gare. Par son intermédiaire, on a accès au tourist quotaNous nous mettons en route.

 

Ce conducteur de tuk-tuk est un filou

 

Après un petit détour par une arnaque qui nous fait perdre une bonne heure et nous met de fort mauvaise humeur (voir Du Rock), nous récoltons quelques informations (où acheter un billet de train, combien coûte un trajet en rickshaw) au vrai tourist information bureau, avant de prendre le métro (pas de risque de surpayer le trajet) pour nous rendre à la dernière demeure de Gandhi.

Gandhi Smriti se trouve dans New Delhi, la partie coloniale de la ville constituée de grandes avenues et ronds points, le long desquels se distribuent d’immenses propriétés et ambassades.

 

Vue du jardin depuis le toit de la dernière demeure de Gandhi

 

Nous arrivons en même temps que trois cars scolaires. L’effervescence qui règne n’est pas très propice à la visite. Décidément, nous avons un mauvais karma ce matin.

 

Les écoliers partis, nous profitons quand même du lieu.

 

Nous remontons ensuite le long des grandes avenues pour aller voir l’emblématique Porte de l’Inde.

 

Beaucoup d’indiens fascinés par la blondeur de Charlotte sollicitent des photos.

 

Nous prenons un rickshaw pour aller à la gare (au vrai international tourist bureau, 1er étage de la gare et nul part ailleurs, ouvert 7j/7, 24h/24) et réservons nos billets de train pour Agra et Jaipur en moins de quinze minutes.

Le karma s’inverserait-il ?

 

Cette information capitale mériterait davantage de visibilité

 

Nous nous enfonçons ensuite dans Old Delhi.

 

La pagaille régnant dans cette partie de la ville est indescriptible. Il n’y a aucune circulation, des centaines de véhicules en tout genre sont inextricablement bloqués.

 

À quelques centaines de mètres de ce chaos, les enfants jouent dans le parc Company.

 

Nous passons ensuite à travers un bazar pour rejoindre le fort.

 

La nuit est tombée, un son et lumière en anglais est prévu 90 minutes plus tard.

 

Cela nous laisse juste le temps d’aller manger chez Karim’s, restaurant prisé des locaux fortunés comme des touristes. Sur le chemin, beaucoup de streetfood un peu plus engageante que ce que nous avons rencontré jusqu’ici.

 

Le dernier roti avalé, nous courons au milieu des rickshaws pour rejoindre le fort. À notre arrivée, le spectacle a déjà commencé. Très médiocre (son grésillant et lumières sommaires), il retrace l’histoire de la dynastie Mughale.

 

Pour rentrer, nous recrutons un pousse-pousse. Le conducteur, encore plus sec que Benjamin, aura du mal à tracter nos 115 kilos combinés.

 

 

Le lendemain, nous passons la matinée dans le café d’un grand hôtel en attendant notre train.

 

Prévu à 14h00, il est retardé à 16h30. Benjamin discute avec Vicky, un jeune homme qui attend son train depuis 3 heures. C’est normal. Alors que nous nous apprêtons à retourner buller au café, Benjamin conduit par sa curiosité se fait inviter au pot de départ à la retraite d’un inspecteur de la police de New Delhi, dont l’antenne jouxte la gare. Après le café au lait de bienvenue, délicieux, l’inspecteur lui-même nous invite au buffet des officiers. Benjamin ne manque pas de le féliciter pour sa belle carrière.

 

Nous goûtons une spécialité délicieuse, le dahibhalla, une entrée composite à base de biscuit, yaourt, grenade et épices. Les rotis sont aussi délicieux. En dessert, les douceurs indiennes particulièrement sucrées achèvent de caler nos estomacs (nous sortions de table).

 

Il est déjà 16h, nous prenons congé pour attraper notre train. Sur le quai, un couple demande à Charlotte une photo avec son nouveau-né.

 

Nous montons ensuite dans le train qui partira finalement à 17h45, soit avec presque quatre heures de retard. Incredible India.

 

 

La route est longue...

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