Erlian – Pékin via Hohhot, 17 – 18 octobre 2016


Une autre Mongolie, côté chinois. Puis un voyage de nuit éreintant.

 

Arrivés à Erlian, deux choix s’offrent à nous. Nous pouvons prendre le bus-couchettes de nuit, direct jusqu’à Pékin en 12 heures. Le premier bus part à 14h pour arriver à 2h du matin. Les suivants ménagent une petite nuit.

Nous préférons prendre un bus jusqu’à Hohhot, première grande ville de Mongolie intérieure. Nous y passerons la journée avant de prendre le train de nuit pour rejoindre Pékin au petit matin, en passant, nous l’espérons, une nuit presque normale.

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Bus pour Hohhot

 

En quittant Erlian, on traverse une sorte de Jurassic Park de pacotille avec des reproductions de dinosaures emblématiques bordant la route. Le trajet de 5h30 est sans histoire, dans un bus à moitié vide.

Une fois sortis, il nous faut passer le portique de sécurité pour pénétrer dans l’enceinte de la gare ferroviaire. Nous nous précipitons dans la grande salle des billets et prenons place dans l’une des longues files. L’effervescence qui règne dans la gare est un choc.

Il est impossible de prendre un billet de train aux bornes automatiques sans une carte d’identité électronique. Mais l’efficacité chinoise n’a rien à voir avec la mongole ou la russe, et nous demandons bientôt deux places dans le premier train pour Pékin. Il est à 22h40 et il n’y a plus de couchettes disponibles, seulement des sièges.

« Is that OK ? « 

Nous n’avons pas le choix, la nuit va être longue…

Mieux vaut ne pas penser à ce qui nous attend, nous découvrons avec surprise une immense ville.

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Le contraste avec la Mongolie est saisissant : les paysages n’ont guère changé, mais la ville post-industrielle avec grandes banques et centre commerciaux s’y est imposée.

Les occidentaux ont la cote en Chine.

Les occidentaux ont la cote en Chine.

Nous sommes affamés et salivons à l’idée de remanger de bonnes choses. Après nous être éloignés un peu de la gare, nous entrons dans un restaurant alléchant.

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Nous sommes seuls (il est 16h30) et dix bonnes minutes de conversation avec le personnel par traducteur interposé nous sont nécessaires pour comprendre que notre commande va prendre un peu de temps, les fourneaux n’ayant pas encore démarré. Canard rôti, raviolis, pain, et une marmite pour le moins originale composée de vermicelles noués en bottes roulées dans du jambon. Nous savourons et sommes peu à peu rejoints par beaucoup de locaux qui commandent énormément de plats. Si nous sommes encore géographiquement en Mongolie, culinairement, c’est un tout autre monde.

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Il nous reste trois heures à patienter avant notre train, Benjamin propose donc de marcher jusqu’à la mosquée de Hohhot.

 

La très belle architecture de cette mosquée nous rappelle qu’un lieu de culte musulman n’a nul besoin d’être arabisant. Les mosquées chinoises respectent la culture et l’intégrité du patrimoine architectural chinois.

 

Nous retournons à la gare par des petites rues nous donnant un aperçu de l’offre de « street food » en Chine. Mais ce soir, nous nous contenterons de pommes.

 

En nous asseyant dans le train, nous comprenons la pertinence de l’expression « hard seat » : les sièges sont durs en effet.

 

Si quelques places sont vides au départ, elles ne tardent pas à se remplir au fil des multiples arrêts jusqu’à Pékin. La nuit est rude pour les coccyx.

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Dormir en position debout eut été plus confortable

 

À Pékin, nous nous engouffrons dans le métro, hagards, en direction de la station Dongsi. Il est 8 heures du matin, c’est l’affluence maximale.

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Métro sous affluence

 

Les chinois sont très disciplinés et forment de belles rangées devant les portes palières. Après 15 minutes d’attente, nous réussissons à nous engouffrer dans un wagon, mais dans la cohue, Charlotte perd le capot de notre objectif 24mm.

Jin, la sœur d’un collègue de Benjamin qui a la bonté de nous héberger, nous ouvre la porte de son appartement.

Nous voici à Pékin, comme à la maison.

 

 

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