Moscou, 5 – 8 septembre 2016


Nous embarquons dans un train de fabrication allemande, très moderne et confortable, le Sapsan, qui relie Saint-Pétersbourg à Moscou en 3h30. Les billets en seconde coûtent environ 3500 roubles (50 euros). Nous sommes impressionnés par l’élégance du service à bord, les hôtesses sont en tailleur, petit chapeau et gants blancs immaculés. Les contrôles pour monter dans le train sont très stricts : les bagages scannés et sur le quai, minutieuse vérification des passeports.

Charlotte et un Sapsan

Charlotte et un Sapsan

 

À l’arrivée à Moscou, le temps est maussade, nous nous engouffrons donc rapidement dans le métro. Étonnamment, il est plus difficile de s’y repérer que dans celui de Saint-Pétersbourg, car la signalétique plus obscure.

Le métro est toujours décoré

Le métro est toujours décoré

 

Nous sommes une fois encore déconcertés par l’absence de passage piéton, avant d’apprendre à repérer efficacement la présence de souterrain permettant de traverser les gros carrefours.

Notre Airbnb est très bien situé, à l’angle de la rue Tverskaïa.

 

Tout de suite, nous aimons l’atmosphère de cette ville, bien plus que celle de Saint-Pétersbourg. Les artères, à forte densité de voitures de luxe, sont énormes, mais y circuler est moins étouffant. Á la relative tristesse de Saint-Pétersbourg, ville en déclin, répond le dynamisme de cette capitale. Malgré son trafic et sa population, elle est d’une propreté étincelante: le coût d’entretien et de nettoyage doit être phénoménal (l’on croise beaucoup d’équipes effectuant de petits travaux d’entretien). Le ravalement des immeubles est fréquent.

Au premier jour, nous nous dirigeons vers la place Rouge, malheureusement défigurée par une installation temporaire (concert ?).

 

Nous allons nous recueillir devant le corps magnifiquement embaumé de Lénine. L’austère mausolée est libre d’accès, mais les gardiens du temple ne plaisantent pas avec le respect dû au grand homme: Benjamin se fait rappeler à l’ordre à cause de ses mains dans les poches.

Nous faisons une halte dans le Goum, centre commercial sur le modèle occidental (boutiques de luxe et de sportswear) dans un très bel immeuble 19ème.

 

Au Sud de la place, la cathédrale Basile-le-Bienheureux, au plan d’apparence étrangement asymétrique et aux couleurs chatoyantes.

 

Puis nous longeons le Kremlin,

 

et passons devant le Bolshoï (nous ne pourrons pas voir de ballet, la saison redémarrant seulement le 10 septembre).

 

À trois heures de l’après-midi, il est temps d’aller boire un chocolat chaud et manger une pâtisserie au café Pushkin.

 

Marx

Marx

 

Au deuxième jour, nous passons le pont surplombant la rivière Moskova pour nous diriger vers le parc Gorki.

Vue du pont Bolshoï-Motsvoretskiy

Vue du pont Bolshoï-Motsvoretskiy

 

 

Un individu visiblement amoureux d'un vénérable bloc moteur.

Un individu visiblement amoureux d’un vénérable bloc moteur…

 

La statue de Pierre le Grand, 7ème statue la plus haute du monde, trône sur un îlot artificiel.

Monument à la commémoration du 300ème anniversaire de la flotte russe

Monument à la commémoration du 300ème anniversaire de la flotte russe

 

Nous tentons ensuite une incursion dans le petit temple hype de la Red factory. C’est très calme, les hipsters ne sont pas encore levés.

 

De retour vers le Kremlin, nous capturons de magnifiques vues crépusculaire bleutées, presque hivernales, de la cathédrale du Christ-Sauveur.

 

Justement, afin d’échapper au froid nous prend l’envie d’aller au cinéma. Nous n’imaginions pas à quel point ce divertissement est peu populaire en Russie. Après nous être fait refoulés d’un cinéma club dans le Podium market, nous demandons conseil à la concierge du Four Seasons Hotel. Elle nous en indique en tout et pour tout… Deux.

Partis en expédition pour trouver celui dénommé 35mm, nous passons par un quartier au nord de Kitaï Gorod (traversé par la rue Maroseyka, devenant Pokrovka) qui nous fait fortement penser au quartiers du 9 et 10ème arrondissement de Paris, avec une population de jeunes branchés fréquentant les restos cosmopolites. L’expédition cinéma est un échec. La résistance à l’impérialisme culturel anglo-saxon peut en partie s’expliquer par l’accès très restreint à la vitrine d’Hollywood.

 

Pour notre troisième et dernier jour, nous découvrons plus avant le quartier de Kitaï Gorod, à l’Est de la place Rouge. Quartier le plus ancien de Moscou, on y trouve nombre d’églises et de bâtiments imposants.

 

Le mauvais temps nous pousse à un retour rapide qui nous permet tout de même de trembler devant l’ancien KGB (Lubyanka), et d’acheter nos provisions (nutritives tant que spirituelles) pour le long trajet en train qui nous attend le lendemain.

 

La route est longue...

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